|
|
|
Joseph de Treil de Saint-Martial est
né le 4 avril 1754 à Saint-Pons, fils d’Alexandre, officier
d’infanterie et d’Elisabeth Robert. Son père Alexandre avait pris le nom de Saint-Martial, une paroisse de
la baronnie de Pardailhan, afin de se
distinguer de la branche aînée, Treil de Pardailhan
. Dominique Treil de Saint-Martial perd son père très jeune en 1759 ; il est élevé par son grand-père Joseph de Treil . A 15 ans il débute une carrière militaire. Il a rang de sous-lieutenant au régiment de la Reine-cavalerie le 31 mars 1774. Il est nommé lieutenant en second le 24 juillet 1786, puis capitaine dans le régiment Royal dragons le 1er juillet 1787.
Régiment de Reine-cavalerie Le 20 avril 1784, à 30 ans, il se marie avec sa cousine germaine Claire de Treil de Lavallongue à Castres. Par son contrat de mariage il reçoit notamment le domaine de Vialanove, dans la seigneurie de La Caunette "avec les bestiaux et cabaux, bêtes de labour" etc... En février 1789, il s’endette pour racheter l’office de receveur des gabelles de Castres à son oncle Treil de Lavallongue ; la Révolution va le priver de cet office.
Lors de la préparation des Etats-généraux de 1789, à Castres, il fait partie des nobles les plus intransigeants: il s'oppose
ainsi en février 1789 au voeu du Tiers-Etat de faire voter les trois ordres ensemble (le rôle de la noblesse serait alors moindre).
En avril 1792, il quitte Castres pour Paris ; il aurait logé quelques jours chez son cousin germain Thomas-François de Treil de Pardailhan, alors député de Paris. Il serait mort le 10 août 1792, en défendant le roi aux Tuileries. | |
| |
Le 10 août 1792, le palais des Tuileries est envahi par les Parisiens en armes: les nobles fidèles au roi et les gardes suisses sont tués, parmi eux, le capitaine Joseph de Treil de Saint-Martial:
""Monsieur de Saint Martial était un homme fort aimable, d'un entrain irrésistible et dont la vie est un modèle à proposer pour exemple à toutes les générations qui l'ont suivi et qui le suivront. Monsieur de Saint Martial était capitaine au régiment des dragons de la Reine. Mis en retraite pour infirmités, il vivait à Saint Pons, lorsqu'il apprit les dangers que courait le roi Louis XVI. Il partit immédiatement pour Paris et fut se ranger avec les gardes du corps et les gentilshommes qui entourèrent le roi au 10 août. Il fut victime de son dévouement tombant sous les coups des bandes révolutionnaires. Je me souviens avoir entendu dire à Pradal, le vieux maréchal ferrant, qu'il l'avait vu au moment où, massacré par la hideuse populace de Paris, il était tombé mort sur les marches du Louvre. Son corps ne fut point abandonné et il est inhumé dans le cimetière où est aujourd'hui la chapelle expiatoire. J'ai bien souvent entendu parler de Monsieur de Saint Martial, par ma mère, par Monsieur de Passeplanne [Raynaud de Pesseplane] et par notre vieux et charmant voisin et ami
Monsieur de Villen [de Villeneuve] ainsi que par les Messieurs Guiraud et par les personnes âgées que j'ai connues dans mon enfance. Il est évident, d'après toutes ces personnes, que Monsieur de Saint Martial était le vrai type de l'officier de dragons du dernier siècle" (Louis de Bonne, 1812-1882)
|
| [ACCUEIL DU SITE] [PLAN DU SITE] [CORRESPONDRE][MENTIONS LÉGALES] |